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Visitez SPC, le USA à:           
La Communauté du District des Etats-Unis
L'amour du Christ nous pousse à manifester sa  bonté  et sa tendresse à tous nos frères.
LES SŒURS DE SAINT PAUL DE CHARTRES A USA
Fondation: 1963
N.B.
4 autres maisons établies sur le territoire géographique des Etats-Unis
n’appartiennent pas au District mais font partie d’autres Provinces:

*  2006 Honolulu, Hawaii
     1 maison; 6 Soeurs - Province des
                                             Philippines
*   2006 Wyoming, MI
     1 noviciat 1 soeur     - Maison Généralice,
                                             Rome

*  2008 Portland, Washington
        1 maison; 2 Soeurs- Province de Daegu,
                                               Corée

  * 2008 Fairfax, Virginia
       1 maison; 2 Soeurs - Province de Séoul,
                                               Corée 

(source : Echos Pauliniens  l'édition de septembre de 2009)
Les Sœurs de St. Paul de Chartres arrivèrent dans le Diocèse of Marquette à l’invitation de l’Evêque de Marquette, Mgr Thomas L. Noa. Il voulait une communauté de Soeurs qui établisse un noviciat dans son diocèse, pour que les jeunes filles désireuses de se consacrer à Dieu ne soient pas obligées de quitter la péninsule du Michigan. Il présenta sa requête à la Supérieure Générale des Soeurs de St. Paul quand il vint à Rome pour le second Concile du Vatican, en 1963.C’est par Mgr Robert Chisholm, qui était son chancelier, que Mgr Noa entendit parler pour la première fois des Soeurs de St. Paul. Le frère du chancelier, Brother Edward Chisholm, était alors frère des écoles chrétiennes aux Philippines, et travaillait avec nos Sœurs, à l’époque de la deuxième guerre mondiale. En quittant les Philippines, pendant une visite à Marquette, Brother Edward, parla à son frère, Monseigneur Chisholm, de son association avec les Sœurs de St. Paul. Un peu plus tard, des Sœurs philippines rendirent visite à Monseigneur Chisholm, à Marquette et c’est alors qu’il leur proposa d’établir une communauté de Soeurs de St. Paul dans le Diocèse de Marquette. Il ne se passa rien avant le second Concile du Vatican. Quand il s’aperçut qu’il aurait besoin de Sœurs pour tenir le « Bishop Noa Home », résidence pour les personnes âgées et les prêtres du diocèse en retraite, l’Evêque se souvint alors des Sœurs de St Paul et de leur disponibilité. Quand il séjourna à Rome, au moment du Concile, Mgr Noa rencontra la Supérieure Générale et invita les Soeurs de St Paul dans le diocèse de Marquette.

L’esprit missionnaire de la Congrégation apparut clairement dès le départ, en 1963. Le premier groupe de Sœurs arrivé à Marquette représentait quatre nationalités : française, irlandaise, philippine, canadienne. Les Sœurs étaient au nombre de neuf. Trois d’entre elles furent assignées au Bishop Noa Home, à Escanaba, où résidaient 37 personnes âgées, mais le nombre de celles-ci s’aggrandit et, aujourd’hui, la résidence peut accueillir 109 personnes.

Les six autres Soeurs s’installèrent au premier Orphelinat de la Sainte Famille, près de la cathédrale St Pierre. Elles se dévouèrent au soin des orphelins et de quelques garçons cubains réfugiés, entretien, cuisine et surveillance des études Elles s’occupèrent aussi de l’enseignement religieux pour les enfants des paroisses voisines. 
C’est à cette époque que la Supérieure Générale des Sœurs de St Paul vint de Rome s’entretenir avec Mgr Noa pour parler d’un noviciat destiné à former des vocations religieuses pour la Congrégation. Ce noviciat s’ouvrit le 25 janvier 1964, le jour de la fête de St Paul, notre saint patron. De 1964 à 1967, il resta installé à l’Orphelinat de la Sainte Famille, où des jeunes filles se présentèrent avec le désir de donner leur vie à Dieu et à l’Eglise, dans le service de leur prochain. La première prise d’habit eut lieu à la cathédrale St Pierre, présidée par Mgr Noa lui- même.

En 1964, le Curé d’une paroisse de Menominee, le Père Thomas L.Dunleavy demanda des Soeurs pour diriger son école. C’est alors que sept Sœurs des Philippines furent nommées pour l’Ecole catholique de St William. En huit mois, il y eut huit niveaux de classes Quand arriva le Père Louis Bracket, on avait les huit niveaux au complet. Plus tard, un établissement d’éducation pour l’enseignement catholique consolida ces écoles, devenant le Centre des Ecoles catholiques du Nord et le Centre des Ecoles catholiques du Sud.

En 1988, notre District prit la responsabilité du Bishop Noa Home, à Escanaba. 25 ans après, eut lieu le 25ème anniversaire de cette mission de service des personnes âgées et des prêtres retraités du diocèse. Puis, nous eûmes la joie, en 1990, d’entreprendre la construction d’un nouveau “Bishop Noa Home” de 109 places, à Escanaba. Nous nous y installâmes en  1992. C’est maintenant l’oeuvre des Soeurs de St. Paul. Il comprend aussi 12 appartements indépendants. En 1998, nous avons encore ajouté 17 appartements d’assistance de vie.

Au fil des ans, nos Soeurs continuent à répondre aux besoins du Diocèse, dans des services variés, depuis le ministère paroissial jusqu’au volontariat à St. Vincent de Paul. L’appel de Dieu et les besoins du peuple qui lui appartient, continuent à nous inviter à tout quitter et à marcher dans les pas de Jésus, au service du Royaume de son Père.

           (Extrait de l’histoire des USA, Website)

 
Voyage Missionnaire
Experiences Missionaires

Sr. Marie Claire Tuballa, SPC de Philippines
Marquette, Michigan USA District


Un parcours « missionnaire

Sr. Rosaline Charoenchantavit ,SPC de Thailand
Marquette ,Michigan, USA district


“Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.” (Jn. 20:21)

   C’est pendant ma retraite annuelle, en avril 1968, que Mère Marie Madeleine, alors  Supérieure Provinciale des Philippines, me demanda si la mission dans un pays étranger m’intéressait. Je lui ai d’abord demandé d’y réfléchir dans la prière. Le lendemain, j’ai dit « oui », mais j’exprimai mon désir de revenir chez nous tous les cinq ans. Ce fut entendu.

  Je sus alors que ma destination était Marquette, Michigan, aux  USA. Je n’en croyais pas mes oreilles, car je n’étais qu’une simple Soeur de St. Paul, pas très savante. Je me sentais toute  petite. Il y avait beaucoup d’autres Soeurs très intelligentes et capables d’enseigner mieux que moi. Mais je pensai à Jésus appelant ses apôtres. Eux non plus n’étaient pas très instruits mais il en avait fait ses premiers missionnaires. Cette pensée m’apaisa et je fus  heureuse d’être envoyée dans cette haute péninsule du  Michigan, qui est devenue aujourd’hui mon pays d’adoption.

Un beau soir de septembre 1968, le 07, l’avion qui me transportait se posa sur l’aéroport de Marquette.  Je fus accueillie par Mère Charles de Jésus Weiss, la Supérieure du District,  Mère Anne Patrice Cahill, and Soeur Lucienne Bautista. Mère Charles avait été la dernière Supérieure provinciale française des Philippines,  Mère Anne Patrice, notre  maîtresse des novices, pendant  17 ans, et missionnaire aux Philippines pendant  30 ans.  Sr. Lucienne était l’une des six premières Soeurs venues aux U.S.A, quatre ans plus tôt.  Aussi, je me suis sentie chez moi, bien qu’arrivée dans un autre univers. Il me fallait seulement m’habituer au froid, puisque je connaissais aussi la langue du pays.

   Après trois jours de repos, Sr. Lucienne me demanda d’aller voir ma classe, un troisième niveau, à l‘école St. Christopher. Le lendemain, je commençai à enseigner aux 26 élèves de cette classe. J’ai appris à les aimer, et ce fut sans problèmes. Mais je ne suis restée que trois ans à Marquette.  Je m’étais habituée aux parents et aux élèves de St. Christopher, mais il me fallait aller à Menominee pour enseigner au 4ème niveau, à  St. William School, là où vivait le premier groupe de nos Soeurs.

  Je partis pour Menominee en septembre 1971. Là, cinq Soeurs de St. Paul et quatre professeurs de la ville travaillaient à l’école. Il y avait beaucoup d’élèves, du Jardin d’enfants jusqu’au 8ème niveau. J’ai eu 30 à 40 élèves dans ma classe. Les parents étaient très coopérants et soutenaient bien les Sœurs enseignantes. Nous formions une vraie famille. D’ailleurs, le professeur du 3ème niveau, Miss Rosalie Hughes, est devenue l’une de nos Soeurs. Nous étions toujours joyeuses. Le concierge aussi faisait partie de la famille.  Il nous fournissait des légumes frais et des conserves de fruits et légumes, à chacune de nos célébrations d’anniversaires.

   Quand arriva la fusion de l’école, en 1979, l’autre école était tenue par les Sœurs franciscaines de Manitowoc, Wisconsin. La Directrice décida que les plus jeunes élèves resteraient chez nous et que, du 4ème au   8ème niveau, ce serait au « Saint Esprit ».  Aucune Sœur de  St. Paul ne désirait descendre.  La Responsable de l’Internat demanda à  Sr. Rosalie et à moi- même d’aller enseigner avec les Sœurs franciscaines. Les autres Sœurs SPC resteraient à l’école du Nord.  Ce fut une bénédiction pour moi de  déménager vers l’autre école et de travailler sept ans avec les Sœurs franciscaines, car j’ai beaucoup appris avec elles. Grâce à Dieu, j’ai pu m’adapter facilement aux autres “ouvriers de la Vigne ! »  Je remercie le Seigneur pour ses cadeaux !

     In 1986, le District des USA reçut l’invitation du Cardinal Hickey de l’Archidiocèse de Washington, D.C. à enseigner à l’école paroissiale de la Nativité. C’est une paroisse pauvre, composée surtout d’Américains d’origine africaine.  Ma Supérieure de District me demanda d’y aller, avec Sr. Francis Mortola et Sr. Editha Ben. On avait besoin d’un professeur pour le  4ème niveau. Il n’était pas facile pour moi de dire oui tout de suite. Je m’étais déjà attachée aux gens de Menominee. Mais j’appartiens à Dieu; alors Il peut m’envoyer où Il veut, au service de son peuple. C’est plus tard que je fus heureuse de cette affectation. J’ai travaillé dix- huit ans à  DC et, de nouveau, j’ai appris à aimer les plus pauvres des pauvres dans la Paroisse de la Nativité.  Aujourd’hui encore, je prie pour eux  et me souviens toujours bien d’eux.
   Enseignante à temps plein pendant 36 ans, j’ai aussi voulu enseigner la religion aux enfants qui n’étaient pas en école catholique, car je me souvenais que Mother Madeleine m’avait dit de ne pas les oublier. L’été, j’allais avec les autres Soeurs donner des cours d’été de Bible dans des paroisses éloignées.
   En 2004, je suis retournée à Marquette, ma maison de District, en retraite de mes fonctions d’enseignante.  A présent, j’enseigne la religion et je fais du bénévolat à Marquette School deux fois par semaine. J’assure aussi plusieurs services dans le couvent. J’aime être utile à mon District et à ma  communauté locale. J’aime beaucoup ma Province des Philippines et mon District des USA !   Je rends grâce à Dieu tous les jours pour ma Congrégation ! 

  J’ai du mal à croire que j’aurai 42 années de mission en septembre 2010. J’ai aussi 60 ans de vie religieuse. Je remercie le Seigneur d’être si bon !  Il a toujours été bon pour moi, pour ma  Province, mon District, et ma famille.
                                
“Etre missionnaire,” c’est un grand mot pour moi !  Qu’est-ce à dire ?

J’ai réfléchi à cela et y reviens régulièrement, en demandant à l’Esprit Saint de répondre pour moi à cette question. La mission a cependant rempli une bonne part de ma vie ; aussi je voudrais partager cela avec vous. L’esprit missionnaire m’a donné l’occasion d’expérimenter formation, reformation et transformation. 

“ Je suis la Vigne; vous êtes les sarments; celui qui demeure en Moi et Moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruits, car sans Moi vous ne pouvez rien faire.”  (Jean 15:5)
           Je suis arrivée aux USA, à Marquette, Michigan, en 2003, la veille de la fête de l’Indépendance. Donc j’étais dans l’avion le 3 juillet. Durant le vol, je ne pensais pas que la température extérieure n’était pas la même, d’un pays à l’autre. Quelle naïveté !  C’est un petit exemple de l’esprit d’une étrangère qui n’a pas l’habitude des voyages lointains. Je me suis dit que j’avais beaucoup à apprendre et que je devais m’ouvrir à la nouveauté.
           Comment devenir missionnaire?  J’ai appris à avoir confiance en moi et à  laisser à Dieu le soin de conduire ma vie, en  me rattachant à Lui comme à la Vraie Vigne qui nourrit les petits sarments,  pour qu’ils portent du fruit. Je me pose toujours ces questions : “Est-ce que je vis dans les pas de  Jésus, et est-ce que je le laisse tailler et mettre en ordre ma vie, comme le jardinier qui taille et émonde les ceps de la vigne ? Quelles sont mes racines ?  Suis-je enracinée en Jésus, pour une vie de sacrifices, comme lui- même fut envoyé dans le monde pour le sauver ?” 

J’ai appris que je devais ouvrir mon coeur chaque jour pour que Jésus me transforme en Lui. Imaginons que Jésus ait voulu racheter le monde rien que par sa puissance. Mais non, il a choisi de devenir semblable à nous. Jour après jour, je ne peux rien faire sans sa grâce, qui me transforme comme un sarment de la vigne. J’essaie d’être bien disponible et d’avoir confiance à la fois en mes propres possibilités et aussi dans le secours de Dieu,  pour  servir mon prochain. C’est ainsi que ma vie se transforme en ce pays.  Je prie et améliore mon comportement pour devenir comme Jésus un être de louange. Comme l’amour de Dieu, qui m’a appelée à vivre dans ce pays, est merveilleux.  C’est incroyable !  J’ai été transformée et j’en suis venue à découvrir et apprécier toutes les nationalités auxquelles Dieu m’a envoyée.

Celui qui veut sauver sa vie la perdra; celui qui perd sa vie à cause de moi la sauvera.” (Mt. 10: 39)

Ce sont les paroles qui m’aident à réformer ma vie. Quand je regarde en arrière et contemple la bonté et l’amour dont Dieu m’a entourée depuis que je vis dans ce pays, je lui en rends grâce de tout mon cœur. Je sais que je ne suis plus la même personne; ma vie a changé en plusieurs points, comme  celui de la nourriture : du pain au lieu du riz ; j’ai appris comment saluer les gens en les embrassant et aussi comment conduire dans la neige. Je  peux compter avec les doigts de la main les jours où j’ai eu l’occasion de parler dans ma langue maternelle. Actuellement, j’ai découvert plus qu’une culture puisque, dans le District des USA,  nous sommes 16 Sœurs de 6 nationalités différentes : américaine, irlandaise, philippine, coréenne, vietnamienne et thaï,  et que, dans ma communauté, nous sommes 5 Sœurs, de trois nationalités.  Je continue à m’exercer au respect mutuel et c’est une grande aventure de découvrir les autres cultures. Nous partageons nos différences à l’aide de beaucoup d’histoires drôles. Je suis très fière de notre communauté internationale qui  me réforme chaque jour pour être un meilleur témoin auprès des gens de ce pays.

Je travaille dans deux petites paroisses, Sainte Rita et Notre Dame du Bon Secours, au Centre Catholique. Elles accueillent aussi des peuples divers comme les Irlandais, les Mexicains, les Slovènes, les Finlandais et les Canadiens. C’est merveilleux de voir les dons de Dieu, à travers ces cultures. C’est une grande aventure que de m’engager à servir ce peuple de Dieu avec l’amour inconditionnel de Jésus.

Aux Etats-Unis, les gens viennent de beaucoup de pays différents. Ils ont émigré ici et ils ont éprouvé la soif de l’amour de Dieu. Les enfants des écoles publiques n’ont pas le droit d’y exprimer leur foi. Les courants matérialistes obligent les responsables du pays à voter des lois opposées aux valeurs chrétiennes, comme le droit à l’avortement. Les vocations religieuses diminuent et il y a longtemps que nous n’avons pas eu de nouvelles recrues. Comment annoncer aux gens la Bonne Nouvelle ? Il est difficile de rencontrer les jeunes car nous n’avons pas nos propres écoles.   Cependant j’essaie de profiter des occasions pour aller vers eux, comme les rencontres, les écoles bibliques  de vacances et les journées “Vocations”.  Certains disent qu’ils ne connaissent pas de Religieuses. Que notre Père tout- puissant envoie des ouvriers à sa moisson. Que Dieu change mon coeur pour mieux sentir les besoins de ceux qui ont soif de vérité, et que j’encourage les jeunes à suivre le Christ.   

“Allez dans le monde entier; de tous les peuples, faites des disciples; baptisez- les au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit… Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.”  ( Mt. 18: 19-20 )

C’est pour cela que je prie pour garder ma foi et l’espérance que Dieu sera toujours avec moi. Même si j’ai des doutes  quelquefois, Sa promesse ne change pas. Son amour me pousse à aller vers ceux qu’Il a prévus pour moi avant que je sois née. C’est le même Dieu Trinité qui a créé le monde et je me reconnais comme l’une de ses créatures. Quel que soit le lieu où Il me place, Il marche avec moi et tient ma vie dans la paume de Sa main. Je connais ma faiblesse et je l’ai sentie bien des fois. La miséricorde de Dieu atteint mon coeur et m’aide à continuer ma mission jusqu’au bout. L’action de Dieu, par son amour, est un long processus et revêt bien des formes. Qu’Il ouvre mon cœur à cette action  et fasse de moi un vrai ambassadeur de Jésus- Christ. 

Bref, l’Esprit de la mission est présent partout, dans ce monde cassé. Il n’y a qu’un seul objectif,  celui de bâtir le Royaume de Dieu. Je sais que je dois changer pour suivre Jésus chaque jour, en réformant ma vie spirituelle par la force de l’Esprit Saint et en continuant à vivre mon engagement, comme Jésus, jusqu’au bout. Que Ses paroles trouvent écho dans mon cœur : «  N’ayez pas peur. Je suis avec vous pour toujours.”