RETOUR
L'amour du Christ nous pousse à manifester sa  bonté  et sa tendresse à tous nos frères.
Arrivés à Tuléar en 1953, les Pères Assomptionnistes cherchaient une Congrégation Religieuse pour continuer les œuvres commencées par les Pères Lazaristes et les filles de la Charité. Sollicitées, les Sœurs de St Paul de Chartres, fidèles à leurs origines répondront positivement car, « ……elles n’oublieront jamais que leur communauté n’a été établie que pour suppléer dans le diocèse à ce que d’autres communautés plus considérables dans l’Eglise ne peuvent entreprendre pour l’instruction des enfants et le soulagement des malades ; qu’elles ne sont pour ainsi dire que pour glaner après elles » (Projet de Règlement  Ch1)

Le 28  février 1955, après une entrevue avec le Père Provincial, Mère Marie-Paul BORD, Assistante Générale, s’envole d’Orly pour Tuléar. Le Père Michel Canonne, Supérieur des Pères Assomptionnistes l’y attend. Il veut lui faire voir, sur 250 Km de piste,  ce qu’est cette terre brûlée par le soleil, ponctuée d’épineux, d’arbres bouteilles, de cactus géants, de tamariniers et parsemée de cases où vivent quelques 250.000 malgaches, dont la misère est extrême.

De Tuléar les Sœurs s’enfoncent dans le Sud : Betioky, Ampanihy , Androka puis plus au Nord Ankililoaka. Dans ces régions sans eau, où les lits des grands fleuves sont à sec pendant 9 mois de l’année, les habitants souffrent de famine périodiquement. Enfin, débordant le diocèse, à 500 Km de là, elles se dirigent vers  la région forestière  d’Ifanadiana et de Mananjary sur la côte Est.

     Et les vocations germent … De jeunes malgaches viennent chaque année agrandir la famille paulinienne, il faut les accueillir, d’où :

·Ouverture d’un Juvénat le 25 janvier 1960

·Erection d’un Noviciat Canonique le 7 octobre 1961

     Les Malgaches sont en grande partie animistes, très attachés à leurs coutumes ancestrales, ce qui retarde le développement .Le malgache a peur, il est entouré de trop de forces hostiles contre lesquelles il est impuissant. C’est pourquoi il a recours aux sorciers, aux devins pour savoir pourquoi un tel est malade,  qui lui a jeté un mauvais sort, quel mauvais esprit à mis le feu à sa maison, à détruit sa récolte …etc.. ? Aliéné par la pesanteur des croyances il à besoin de connaître son Sauveur pour le libérer, car Dieu qu’il connaît comme son créateur est loin de lui et de sa vie quotidienne.

Vingt cinq pour cent des malgaches sont catholiques, il y a un peu moins de protestants, mais de nombreuses sectes  voient le jour .Le catholicisme s’est  surtout répandu sur les Hauts Plateaux, région évangélisée depuis le début du 19ème siècle tandis que dans le Sud on compte 5 à 7% de baptisés.

Soigner, éduquer, lutter contre la mort et apprendre à vivre de façon plus humaine, voilà la tâche des Sœurs qui se diversifie largement selon les besoins, dans les écoles primaires et secondaires , le soin des enfants et l’éducation des mères en brousse et dans les dispensaires , la prise en charge  des malades à l’hôpital et dans les Centres de soins.
LES SŒURS DE SAINT PAUL DE CHARTRES A MADAGASCAR
Fondation: 1955
Les malades atteints de la lèpre et de la tuberculose sont très nombreux et sont accueillis dans 6 dispensaires et 3 Centres de soins spécialisés
la Province  de Madagascar compte 17 communautés de Sœurs de Saint-Paul  exerçant diverses activités apostoliques et 3 centres de formation :  dont un Juvénat, un Noviciat, et un Juniorat. 
  

Concernant  les communautés apostoliques les Sœurs exercent dans :

*   11 écoles primaires

*    3 écoles secondaires

*  6 équipes ambulantes de promotions féminines et pour la catéchèse en brousse

*   1 Centre de handicapés

*   1 Centre de formation catéchétique

*    6 dispensaires

*    3 sœurs travaillant à l’Hôpital Publique de Tuléar

*   La catéchèse est assurée par les Sœurs en ville et en brousse ainsi que l’animation des Mouvements de jeunes (M.E.J)

  *   Les amis de Saint-Paul, un groupe de chrétiens réunis en Association, en communion avec la Congrégation, s’engagent dans la mission de l’Eglise. De plus en plus nombreux, ils sont heureux de partager la spiritualité des Sœurs et de prendre part à leur apostolat.

Les Sœurs de St Paul ont depuis le début adopté une manière de vivre proche des gens. Chaque communauté locale à ses microréalisations : plantations, élevages, artisanats, vente des récoltes pour son autofinancement .

    A travers leur apostolat désintéressé, l’amour des petits et des plus pauvres et par toute leur vie , les Sœurs de St Paul révèlent Jésus-Christ et rendent désireux de le connaître .( Extrait du Livre de Vie des Sœurs. ch.VIII)
En 1972,  Les Filles de la Charité arrivent à Tuléar, dans le Sud de l’île de Madagascar.  Là, elles établissent  une école, un  ouvroir, et un dispensaire, et travaillent également à l’hôpital public de cette région. Obligées de se replier sur le Sud Est de l’Ile avec les Pères Lazaristes, elles souhaitaient et attendaient qu’une autre Congrégation  prenne la relève et les remplace.
Sœur Marie Noël Lapel avec ses patients