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Sœurs de Saint Paul de Chartres
L'amour du Christ nous pousse à manifester sa  bonté  et sa tendresse à tous nos frères.
LES SŒURS DE SAINT PAUL DE CHARTRES AU CANADA
Fondation: 1930
Brève histoire de la fondation canadienne
Sainte-Anne-des-Monts
(Québec) Canada
La vie et la mission des Sœurs de Saint. Paul de Chartres au Canada
    Maison Provinciale  Ste-Anne-des-Monts                                                                                                                                                                       
                                                                                                                                  
L’idée d’une fondation de la Congrégation des Sœurs de St-Paul-de-Chartres au Canada vient de Monseigneur Alphonse Gaudron, supérieur ecclésiastique, qui voulait des missionnaires pour les missions de la Congrégation.                                                                                                                           
C’est au Conseil général de 1929, sous la direction de Mère St-Barthélémy, que la décision fut prise.
Par sa générosité et son esprit ouvert, Mère Barthélémy fut une grande bienfaitrice pour l’implantation de la Congrégation en terre canadienne.  Elle mérite notre profonde gratitude.
Nos fondatrices


  Le 10 mai 1930, Mère Louise-Amélie, ex-provinciale du Tonkin et Sœur Angèle de Saint-Pierre, infirmière à l’hôpital de Cherbourg (France), arrivèrent à Québec  afin de trouver un endroit propice à l’implantation d’une branche paulienne au Canada.   Dès le lendemain de leur arrivée, elles ont fait les premières démarches en rencontrant en premier, le cardinal Rouleau, archevêque de Québec.  L’implantation d’une nouvelle congrégation religieuse dans la ville de Québec n’était  pas possible étant donné le grand nombre de congrégations religieuses déjà présentes.


Photos encadrées de  nos fondatrices
Les bienfaiteurs

Dès le leur arrivée, Monsieur Henri Charlotin, frère de Sœur Marie- Timothée, spc, originaire de Bretagne, qui était venu s’installer au Québec après la guerre de 1914-1918, fut un collaborateur précieux.  Grâce à lui, nos deux fondatrices ont pu rencontrer des autorités civiles et religieuses du Québec dont Monsieur  Alphonse Lessard, directeur de l’Assistance Publique et Monsieur  Charles Magnan, directeur des Écoles Normales

Possibilités de fondation

Plusieurs  projets se forment dès le début de leurs démarches : une œuvre d’hospitalisation des vieillards et des enfants, direction d’écoles des métiers, infirmières dans un dispensaire, œuvres paroissiales dans les environs de Québec, enseignement dans des écoles publiques à Montréal.
Pour chaque projet qui nécessitait des entrevues multiples, surgissaient des obstacles.  Mais le courage de nos devancières ne faiblissait pas.

Enfin l’espoir!

À la suggestion de Son Éminence le cardinal Rouleau, nos deux pionnières vont rencontrer l’évêque de Gaspé en visite à Québec, Monseigneur François-Xavier Ross.  Celui-ci leur fait part que l’abbé Veilleux, curé de Ste-Anne-des-Monts, village de  son diocèse, cherche une communauté religieuse  pour prendre en charge un hôpital dans sa paroisse. 
Ce projet d’un hôpital avait été proposé l’année précédente par le Premier Ministre de la Province de Québec, l’Honorable Alexandre Taschereau.  Mais celui-ci mettait comme condition que des Sœurs devaient assurer l’organisation et la pérennité de l’œuvre.

Monsieur l’abbé Veilleux qui avait déjà essuyé 7 refus de la part de congrégations religieuses, fut heureux de rencontrer nos deux pionnières dans sa paroisse en juillet 1930.  Dès le 23 juillet, Monseigneur Ross donnait l’autorisation à la Communauté des Sœurs de St-Paul-de-Chartres de s’installer dans son diocèse.
Première fondation

Le 3 octobre 1930, les premiers malades firent leur entrée dans un dispensaire provisoire où ils furent accueillis par Sœur  Angèle de St-Pierre et les sœurs Paul-Léon et Marie-Timothée qui étaient  arrivées en
septembre au Québec, pour prendre en charge la nouvelle fondation.
Dès le printemps suivant, on procéda à la construction
de l’hôpital qui fut ouvert   le 25 novembre 1931.    
                                                                                                                                                   

Premier hôpital 1931-1972                                          Maison St-Paul 1972-2011          
L’œuvre continue…

Mère Louise-Amélie ayant dû quitter le pays dès novembre 1930, elle fut remplacée en avril suivant par Mère Marie-Valérie qui fut Supérieure principale et Maîtresse du Noviciat.  Eh oui! Dès janvier 1932, deux jeunes filles se présentaient au Noviciat et elles furent  suivies par 7 autres jeunes au cours de la même année.
En septembre 1933, les sœurs  prendront en charge leur première école à St-Joachim de Tourelles, paroisse voisine de Sainte-Anne-des-Monts.  Par la suite, elles continueront d’enseigner dans  de petites écoles publiques  autour de la Gaspésie et dans plusieurs écoles de la province de Québec.
En 1942, les sœurs fondent une école privée : le Pensionnat St-Paul, auquel s’ajouteront une École Normale en 1945 et un Institut familial en 1947.
Le secteur hospitalier ne fut pas oublié. L’hôpital de Ste-Anne-des-Monts subira deux agrandissements. Puis  seront fondés en 1945, le petit hôpital de Maria, en  1948, l’hôpital de Charny (près de Québec), en 1954, l’hôpital Notre-Dame de Chartres à Maria (en Gaspésie), en 1955, un premier hospice St-Joseph (à Maria), pour les vieillards celui-ci sera remplacé en 1962 par la Résidence St-Joseph.  Tous nos hôpitaux furent  cédés au gouvernement du Québec dans les années 1970.
Dès 1934, nous sœurs canadiennes ont  commencé à aller œuvrer en pays étrangers : France, Japon, Chine, Philippines, Corée, Madagascar, États-Unis, Brésil, Rome, Suisse.
À droite, sr Marie-Ange, 99 ans
     1ère missionnaire- JAPON
Et maintenant  …
La communauté canadienne comprend encore près d’une centaine de sœurs.   À cause de leur vieillissement, elles se sont progressivement retirées des écoles et des hôpitaux pour travailler principalement en pastorale, dans les paroisses et  auprès des malades et pour participer activement dans des organismes sociaux œuvrant auprès des démunis de toutes sortes.  Ainsi nos sœurs continuent de vivre dans l’esprit de la Congrégation en cherchant à élever le niveau humain et spirituel dans les milieux où nous vivons.
Un temps nouveau….
Surtout depuis le  Conseil général de 2007, la communauté canadienne reflète de plus en plus le caractère international de la Congrégation. 
Nous avions déjà  accueilli des sœurs venant de France, de Suisse et deux sœurs vietnamiennes. 
Au printemps 2007, nous recevions une sœur antillaise et une sœur coréenne. Puis en 2008, ce fut l’arrivée de nos deux jeunes sœurs malgaches et plus récemment d’une sœur des Philippines. 
Mais voilà qu’en 2010, nous avons eu la joie de recevoir 4 jeunes postulantes vietnamiennes avec leur formatrice et quatre  sœurs vietnamiennes étudiantes.  En juin 2010, eut lieu la réouverture du noviciat au moment où nous célébrions les 80 ans de fondation de la communauté canadienne.
Nos jeunes sœurs, tant les novices que nos sœurs étudiantes, apportent un air de jeunesse et viennent stimuler notre espérance.  L’œuvre que l’Esprit a suscitée en terre canadienne saura s’épanouir selon la volonté de Dieu sur nous.
1930-2010